Le malheur d'être jeune

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    Joe
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    Date d'inscription : 17/06/2011

    Le malheur d'être jeune

    Message par Joe le Ven 24 Juin - 0:08

    Dans les années 1930, Paul Vaillant-Couturier publiait le célèbre ouvrage Le malheur d'être jeune. Ce titre pourrait être repris tel quel aujourd'hui : en Espagne, près de la moitié des jeunes sont au chômage, en Grèce et en Irlande ils sont plus de 30%, et en France plus de 20%. Pour les étudiants, la situation est toujours plus difficile, les universités sont privatisées, les frais d'inscription augmentent, comme on l'a vu aussi au Royaume-Uni où des milliers d'étudiants se sont mobilisés. L'Etat sarkozyste tente de rétablir le STO [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] en forçant les bénéficiaires du RSA à travailler. Quant aux aides promises aux jeunes, c'est du pipeau ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]) ! La bourgeoisie n'a qu'une réponse à la crise : faire payer les peuples, mettre les jeunes au travail. La Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) annonce ainsi qu'entre 2007 et 2010, la proportion de jeunes contraints à travailler l'été a augmenté de près de 10 points. Alors, quel avenir pour la jeunesse, sinon la révolte ? Ou mieux, une révolution !

    Jobs d’été : une nécessité pour un jeune sur deux

    Spoiler:

    La Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) vient de rendre public son "baromètre" sur les conditions de vie et de travail des jeunes en job d'été, après avoir interrogé en juillet et en août 2010 une population de 732 personnes âgées de 15 à 30 ans, semblable aux enquêtés de 2007.

    De ce baromètre, il ressort d'abord qu'entre 2007 et 2010, la population de jeunes interrogés travaillant l'été "pour vivre le reste de l'année" a augmenté de plus de dix points - de 41,7 % à 53,1 % -, tandis que la proportion de ceux qui font un job d'été pour "se faire de l'argent de poche" perd douze points.

    Près de 73 % de ces jeunes ont moins de 23 ans et sept sur dix vivent chez leurs parents. Les trois quarts vivent en zone urbaine. Durant l'été 2010, observe la JOC, les jeunes ont eu beaucoup plus de difficultés à trouver un job. 21,3 % des enquêtés affirment n'avoir pas pu travailler faute d'avoir trouvé un emploi contre 10,3% en 2007.

    Près de trois quarts des jeunes saisonniers de 2010 ont travaillé dans des entreprises de moins de 50 salariés. 57,7 % étaient en contrat à durée déterminée mais le nombre de ceux en CDI a triplé en trois ans pour friser les 10%. La JOC note que le "CDI pendant l'été est utilisé par certains employeurs afin d'éviter de payer une prime de précarité".

    Comme en 2007, les jeunes étaient majoritairement contents de leur job d'été (58,3 %). Les deux tiers ont jugé l'ambiance bonne au travail et près de six sur dix s'y sont sentis respectés. La même proportion a trouvé ses conditions de travail bonnes.

    En revanche, un jeune sur cinq ayant effectué des heures supplémentaires n'a pas été payé - c'est fréquent dans le commerce - et 18 % des jeunes saisonniers n'ont pas toujours eu au moins un jour de repos par semaine.

    La proportion de jeunes affirmant ne pas être suffisamment payés pour le travail effectué a doublé en trois ans, passant de 9, 9% à 19,4 %. De même, moins d'un jeune sur deux estime avoir eu assez d'argent pour vivre pendant la saison (44,6 %), c'est huit points de moins qu'en 2007. Près d'un sur trois, enfin, a trouvé que se loger pendant la saison a coûté cher.

    Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


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    Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires ; ils ne rendent point de sentences, ils lancent la foudre - Robespierre

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