LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN (1ère partie)

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    Robertbi
    Invité

    LE DÉCLIN DE L’IMPÉRIALISME CONTEMPORAIN (1ère partie)

    Message par Robertbi le Dim 24 Fév - 18:08

     



     


    Nous entreprenons aujourd’hui la
    publication de trois articles présentant les principes de base de l’économie
    politique, ses caractéristiques modernes, et son processus de déclin qui
    s’accélère depuis l’approfondissement de la crise systémique de 2008. À la fin
    de cette série vous aurez, nous l’espérons, accru votre compréhension de
    l’économie et de la politique contemporaine.



     


    Les États-Unis d’Amérique sont-ils un
    pays impérialiste ? Oui, évidemment ! C’est que notamment, les Yankees
    entretiennent 770 bases militaires chez-eux et à  l’étranger. De plus, ils ont agressé et
    occupé de nombreux pays depuis 1890 (plus de cent invasions). La France et la
    Chine sont-elles impérialistes ?!... Le Canada est-il un pays impérialiste ? Le
    Canada n’a pas de bases militaires à l’étranger mais le Canada soutien des
    multinationales sanguinaires qui exploitent les ouvriers dans les mines de
    l’Afrique mortifiée ! La Grèce est-elle un pays impérialiste ? Évidemment non
    voyons ! La petite Grèce (10 millions d’habitants), sans base militaire à
    l’étranger est tellement dépenaillée. La population hellénique mendie aux
    portes des soupes populaires et fréquente les friperies dégarnies.



     


    Et bien si, ces pays sont tous des pays
    impérialistes. C’est-à-dire que ces cinq États, comme tant d’autres dans le
    monde, sont des pays où sévit le système capitaliste de production et d’échange
    de marchandises et l’économie de ces cinq pays est parfaitement intégrée à
    l’économie «mondialisée-globalisée-néo-libéralisée», pour utiliser des termes à
    la mode.



     


    L'impérialisme c'est le système
    capitaliste développé à son ultime limite – au moment où ce système global
    s'essouffle et tangue sur ses bases – n’assurant plus le développement des
    forces productives et se trainant d’une crise à une autre, inexorablement. L’économie impérialiste se développe de
    façon inégale – imbriquée – et par bonds saccadés
    . L’impérialisme provoque
    une division internationale du travail ou les États-Unis, la Chine, la France,
    le Canada et la Grèce ont chacun leur secteur de développement prioritaire et
    leur rôle à jouer.



     


    Une question cruciale pour savoir si un
    pays quelconque est partie prenante du camp impérialiste en tant que grand spoliateur, en
    tant que petit profiteur
    , ou en tant
    que néo-colonie
    – il n’existe que trois catégories parfaitement imbriquées
    – consiste à se demander si le capital (je n'ai pas écrit l'argent, mais bien
    le CAPITAL) d’un pays est ou non amalgamé au capital mondial via les banques
    nationales (nationale dans le sens où chacune de ces banques obtient sa charte
    d’un gouvernement national). Autre question, les entreprises industrielles
    monopolistes et le marché national sont-ils enchevêtrés au système d’économie
    politique mondiale hégémonique ?



     


    Ensuite se pose la question du rôle
    spécifique de cette économie nationale (grecque par exemple) dans l'ensemble
    international qui se développe de façon inégale – imbriquée – et par bonds
    successifs nous le répétons. Le CAPITAL ce n’est pas de la monnaie – de
    l’argent – le capital est un rapport
    social de production
    . Le capital c’est de l’argent investit-transformé en
    moyens de production pouvant générer de la plus-value et du profit. Le capital
    impérialiste est ce rapport social de production – la propriété privé – qui
    permet aux capitalistes du monde entier – quelle que soit leur  «nationalité» de confisquer le travail non
    payé – le surtravail – des ouvriers grecs, américains, chinois, canadiens,
    français et autres, dépendamment du pays où ces capitalistes ont investi leurs
    capitaux.



     


    Prenons l’exemple du capital, propriété privé, des milliardaires grecs qui brassent
    des affaires «mondialisées-globalisées-néolibérales» dans trois secteurs
    économiques particuliers, soit la construction navale, le transport maritime et
    le tourisme de masse. C'est par ces
    trois canaux économiques prédominants qu'ils s’amalgament au capital
    impérialiste international
    . Évidemment, le gouvernement grec en tant que
    partie constituante, instrument et état-major de la classe capitaliste
    monopoliste grec-internationalisée, participe aussi via sa participation à
    l’OTAN aux complots militaires des grandes puissances impérialistes, telles que
    les États-Unis et la France.



     


    Dernièrement la petite Grèce, au bord du
    gouffre financier, achetait de l’armement à la France et à l’Allemagne avec de
    l’argent emprunté aux banques grecs qui elle-même l’avaient emprunté aux
    banques allemandes et dont la facture a été refilé aux gouvernements grecs qui
    la fera payé aux travailleurs grecs sous régime d’austérité (les travailleurs
    contribuent pour 80% aux revenus de l’État grec) 



     


    Pire encore, ce gouvernement à la solde
    expédiait trois officiers du renseignement sur le front de la révolte des «
    terroristes et des indépendantistes Touaregs » au fond du Mali africain – « Ah
    le bon temps des colonies ! Ses képis et ces négresses que le soldat blanc ou
    noir violaient à l’avenant ; et cet arabe ou ce Touareg que le soldat du BIMA
    carbonisait vivant avec ses enfants au fond de sa tanière – au bord  de son repère de brigand. Ça fleure bon la
    civilisation par ici s’écrie le soldat du BIMA français ! Vive l’empereur
    Hollande Premier, redresseur de torts de la Françafrique ! » –. Le gouvernement
    de la Grèce a livré par ses trois officiers sa rançon de soumission à son
    suzerain parisien. Chaque pays impérialiste participe à la hauteur de ses
    moyens. Le gouvernement canadien, ce vaurien, fournit un avion de transport des
    troupes néocoloniales vers le Mali lointain. Il a fait pire lors de l’invasion
    de la Lybie.



     


    Revenons à l’impérialisme stade suprême
    du capitalisme. Depuis l’accentuation de la crise structurelle en 2008, les
    trois secteurs prioritaires de l’économie grecque ont été les premiers à
    s'effondrer – et à se restructurer (absorbé par des concurrents plus puissants
    ou éliminés par des concurrents plus gourmands). Ainsi, les impérialistes
    coréens et chinois détruisent ou absorbent l'industrie navale grecque comme
    celle de tous les pays œuvrant dans ce secteur industriel où ils prédominent.
    La division internationale du travail – impérialiste – fait son œuvre
    implacablement. L’impérialisme mafieux russe a pris une option sur l’hôtellerie
    touristique hellénique, tout comme la Belgique, et ainsi de suite.



     


    Les milliardaires grecs sont toujours
    aussi milliardaires qu’avant mais leur capital s’imbrique peu à peu au capital
    impérialiste coréen, chinois, russe, belge, indien (BRICS) et toujours allemand
    évidemment. Les banquiers français, quant à eux, courent toujours après le
    remboursement de leurs prêts asservissants. Ceux-là jouent le rôle des «
    tondeurs de coupons parasitaires » comme on les appelait auparavant, avant la
    numérisation informatique et télématique des transactions bancaires et
    boursières parasitaires.



     


    Enfin, la classe capitaliste monopoliste
    grecque a aussi planquée une partie de ses deniers en Suisse transformant ses
    euros mal acquis en Francs helvétiques garantis… plus rentable. Sous peu vous
    apprendrez que les grecques riches ont transformé leur pécule monétaire en
    étalon or comme la plupart des milliardaires de vos pays en crise économique.
    Au diable le dollar et l’Euro, tout juste bon pour les ouvriers soumis aux
    politiques d’austérités visant à renflouer ces monnaies avant la grande
    dévaluation…



     



    La raison d’être
    du système capitaliste




     


    La finalité de la production sociale des
    biens et des services nécessaires à l’existence humaine – de la production des
    marchandises – n’est pas de satisfaire les besoins de la population, ou de
    fabriquer des consommateurs aliénés – solvables et non solvables – accrédités
    ou endettés par les soins des banquiers. Le «dessein» de cette infrastructure
    économique de production matérielle, industrielle, technologique et
    scientifique et de cette superstructure sociologique,
    juridique, militaire, idéologique et politique complexe n’est même pas de
    rémunérer le capital selon les «risques» encourus, non plus que de rétribuer le
    travail à sa «juste valeur».



     


    Mais alors, quelle est donc la raison
    d’être de ce système d’économie politique, quelle est la force mystérieuse qui
    pousse en avant la charrette du capitalisme obsolescent ? Cette force qui
    pousse en avant le système capitaliste est toujours la même depuis l’époque où
    Marx observait les Chevaliers d’industries capitaliser l’Angleterre et
    exploiter ses colonies. L’objectif du système d’économie-politique capitaliste
    est de se reproduire pour assurer sa pérennité.



     


    La finalité de tout système d’économie
    politique, que ce soit l’esclavagisme romain, le féodalisme tsariste ou le
    capitalisme britannique, a toujours été de se perpétuer, de se reproduire à
    plus large échelle – cumulative – hégémonique, tentant de détruire toute trace
    d’un système d’économie politique antérieur ou en devenir. Ainsi, le
    capitalisme requiert le développement social des forces productives collectives
    mais les capitalistes s’opposent farouchement à l’émergence d’une société
    collectiviste préférant la propriété privée pléthorique et catastrophique.



     


    De nos jours, la succession des crises
    économiques, industrielles, financières, boursières et monétaires n'est
    que le symptôme de l’incapacité du système d’économie politique

    impérialiste d’assurer sa reproduction étendue, conséquence de
    ses contradictions internes qui l’entrainent a contrario de sa finalité ultime
    et entravent le mouvement de son développement croissant. Nous allons en faire
    la démonstration.




    Du
    capitalisme à l’impérialisme




     


    Au début du capitalisme industriel – pendant
    sa phase concurrentielle
    – la propriété privée des moyens de
    production et de commercialisation a induit l’accumulation primitive du capital
    qui a permis d’acheter la force de travail des ouvriers et des ouvrières à vil
    prix, d’en spolier le «surtravail», d’en accaparer la «plus-value» – unique
    source des bénéfices industriels, des profits commerciaux, des rentes foncières
    et des bénéfices spéculatifs – d’assurer l’investissement du capital et le
    développement de la production industrielle marchande qui propulsait chaque
    nouveau cycle de circulation du capital (Capital argent –» Capital production
    –» Capital marchand –» Capital argent) et sa reproduction étendue.




    Le stade ultime – impérialiste – de ce développement
    capitaliste se particularise par le mélange de huit (Cool caractéristiques que
    voici :



     


    1)     
    La
    concentration des moyens de production et de commercialisation
    des biens et des services et du capital productif parvenue à un degré si élevé
    qu’elle a créé les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique,
    politique et social générale de la société.






    2)     
    L’interpénétration du capital bancaire (capital argent – épargne – rentes et
    bénéfices commerciaux) et du capital industriel (moyens de
    production, salaires, fonds de roulement, actions et obligations) et création,
    sur la base de ce capital financier gigantesque d’une
    oligarchie financière hégémonique (1). Ce «capital financier», en partie
    parasitaire, permet la titrisation inflationniste de tous les
    types d’actifs financiers et cela en dehors des circuits industriels productifs
    sans qu’aucune valeur d’usage ni aucune valeur marchande équivalente ne soit
    produite ou commercialisée (2).




    Ce «capital financier», devenu en partie fausse monnaie inflationniste
    illégitime, concurrence puis phagocyte le capital «industriel productif» en
    offrant des rendements spéculatifs alléchants qui drainent l’épargne, les
    rentes et les bénéfices vers les placements boursiers illicites (3), sans
    compter le transfert d’une quantité importante de ces capitaux vers des paradis
    fiscaux hors la loi où ils fusionnent avec l’argent sale – mafieux (4).



     


    S’ensuit une succession de crises financières, boursières,
    monétaires entraînant la disparition d’avoirs fictifs, superfétatoires,
    provoquant crises de surproduction, dépression économique, chômage endémique et
    marasme de l’économie impérialiste (5).



     


    3)     
    L’exportation de capitaux en concomitance à l’expansion des
    exportations
    et
    des importations de marchandises
    d’une façon toute  particulière sous l’impérialisme. Sous
    l’impérialisme les monopoles écoulent leurs marchandises sur les marchés à des
    prix sous-évalués (coton américain par exemple) afin de détruire toute
    concurrence (des producteurs de coton égyptien par exemple) – après cette phase
    de «dumping», ayant accaparé le marché ils fixent ensuite des prix
    monopolistes. De plus, le développement impérialiste accentue l’exportation
    massive de «capital financier» qui asservit l’économie des pays dépendants
    (néo-colonies). Qui plus est, très souvent ces «investissements» ne
    correspondent nullement au développement de nouveaux moyens de production ou à
    l’utilisation de nouvelles forces productives dans les pays dominés, parfois
    même il n’y a aucun transfert de biens ou de services de ou vers ces pays
    néo-colonisés «bénéficiaires» de ces investissements asservissants.



     


    Qu’y a-t-il d’étonnant à constater que depuis 1960 deux mille milliards de dollars, au titre de «l’aide au
    développement» ont été internationalement dilapidés et se sont soldés par
    davantage de pauvreté dans les pays néo-colonisés
    (6) ? Ces soi-disant
    investissements se réduisent souvent à une opération comptable (aux livres) où
    le pays débiteur se retrouve surendetté pour ne pas avoir remboursé un emprunt
    précédent. S’ensuit un déséquilibre important de la balance des paiements
    nationaux de ces pays néo-colonisés et dépendants et la mise en péril de leur
    monnaie nationale.



     


    À titre d’exemple une quinzaine de pays de la France-Afrique
    sont toujours soumis à la structure monétaire, bancaire et financière du Franc
    CFA dont la gestion et les réserves monétaires sont déposées à la Banque de
    France à Paris et dont la parité est artificiellement maintenue avec l’Euro une
    monnaie déjà assujettie aux aléas économiques de 17 États européens sur le
    déclin. Les pays africains dépendants n’ont tout simplement aucun contrôle sur
    leur monnaie soi-disant nationale.



     


    Les moyens de production et les «produits de base»
    que ces pays débiteurs fournissent sont de faible valeur marchande sur les
    marchés extérieurs alors que les produits ouvrés que lui
    vendent les pays créanciers sont hors de prix pour ces pays asservis.
    L’endettement de ces États souverains vis-à-vis du capital international se
    poursuit jusqu’à la déliquescence de l’appareil gouvernemental néocolonial où
    l’armée, forgée de flibustiers et de criminels militarisés que l’on a gratifié
    du monopole de la violence gouvernementale-légale (dont les officiers ont été
    formé dans les métropoles des oligopoles) demeure souvent la seule structure
    fonctionnelle sous contrôle de la métropole néo-colonisatrice.



     


    L’effondrement de ces gouvernements aliénés, surendettés et
    spoliés, entraîne parfois leurs créanciers dans la faillite ; ainsi va la vie
    sous l’impérialisme. Sous des couverts intégristes-extrémistes en trompe-l’œil,
    la décrépitude de nombreux gouvernements d’Afrique et d’Extrême-Orient est le
    résultat de cette structure de domination économique, industrielle, financière
    et militaire internationale et de la misère qu’elle engendre partout en Afrique
    et en Asie.



     


    4)     
    Le
    développement inégal, combiné et par bonds des monopoles, des
    oligopoles, des multinationales et des États capitalistes
    , ainsi que
    des régions sous domination des oligarchies financières internationales, amène
    la formation d’alliances internationales monopolistiques de groupes
    capitalistes se partageant le monde ; ainsi que la création
    d’organisations internationales de gouvernance et de régulation économique,
    financière, politique, juridique et militaire à l’échelle continentale (Union
    européenne, Alliance de Shanghai, L’ALBA, L’ALENA, Communauté Euro-asiatique,
    etc.) et à l’échelle mondiale (OTAN, OCDE, OCM, Banque Mondiale, FMI, CPI, ONU)
    (7).



     


    La doxa économique moderne identifiant des pays dits «non-alignés»
    ainsi que d’autres catégories de pays capitalistes selon quelques singularités
    de leurs statistiques économiques conjoncturelles n’est que conjecture
    spécieuse. Le développement capitaliste s’est toujours réalisé par bonds et de
    façon inégale d’un pays à un autre et d’une région à une autre à l’intérieur
    même de chaque pays souverain. Pendant que de nouvelles puissances
    impérialistes apparaissent, d’autres amorcent leur détresse sous les coups de
    boutoirs des premiers et l’exploitation impérialiste mondiale se poursuit
    jusqu’au jour où la classe ouvrière y mettra fin.



     


    5)     
    Le
    triomphe de l’impérialisme contemporain marque la fin du partage
    territorial du globe
    en zones d’exploitation, de spoliation, de
    contrôle et en sphères de dépendance entre les grandes puissances impérialistes
    et leurs alliés. Le partage des terres à exploiter, des pays à spolier, des
    peuples à surexploiter ayant été complété, il ne peut en résulter qu’une
    succession de guerres larvées pour le repartage suivant les aléas du
    développement inégal, combiné et par bonds entre les différentes puissances
    impérialistes déclinantes et celles «émergentes», ascendantes et très
    gourmandes. La loi de l’inégalité de
    développement des pays impérialistes est grosse de luttes et de conflits
    financiers, monétaires, diplomatiques et militaires entre ces pays
    .



     


    Les multiples guerres impérialistes locales et régionales, sous
    prétexte hier de confondre les guérillas communistes dans les pays dominés et
    aujourd’hui d’éradiqués les activités dites «terroristes» des mercenaires et
    des flibustiers engagés, payés, armés et entraînées par les puissances
    impérialistes sont des expressions de ces combats pour le repartage des zones
    d’exploitation, d’oppression, de spoliation des ressources et de la plus-value
    dans le tiers-monde.



     


    6)     
    L’impérialisme
    se caractérise aussi par une hypertrophie des activités de service et
    par la tertiarisation de l’activité économique générale
    . Une part très
    importante de la force de travail est désormais occupée à offrir des services
    en tout genre (services tertiaires de restauration et d’hôtellerie par exemple
    et services quaternaires de gouvernance et de recherche-développement par
    exemple) alors que la portion congrue des forces productives reste attachée à
    la production de moyens de production – industrie lourde – (production de
    machines, d’outils, d’appareils, de systèmes de transports, de robots, de
    matière première et de produits de première transformation et d’énergie) et de
    biens de consommation courants – industrie légère.



     


    Dans la plupart des pays impérialistes plus des trois quarts des
    travailleurs œuvrent dans le secteur des services tertiaires et quaternaires
    (restauration, hôtellerie, commerce de détail, arts et spectacles, éducation,
    soins de santé, banque et finance, services-conseil, services gouvernementaux,
    etc.). Tous ces travailleurs se partagent une part ou une autre de la
    plus-value produite par les ouvriers des secteurs primaires (mines,
    agriculture, forêts et pêcheries) et secondaires (construction, transport,
    industrie lourde et légère) (Cool.



     


    Tout ceci démontre la très haute productivité des travailleurs
    et l’intensité infernale du travail dans les secteurs primaires et secondaires
    des pays impérialistes alors que les taux d’exploitation de la classe ouvrière
    et d’extraction de la plus-value de la force de travail ont atteint des sommets
    inégalés dans l’histoire de l’humanité. Les chantres des parcours de
    productivité visant à accroître la compétitivité n’ont plus qu’à se rhabiller
    la classe ouvrière a déjà trop donné pour sauver leur système dégénéré.



     


    Par ailleurs, au même instant, l’armée de réserve
    des travailleurs (chômeurs à temps plein ou partiel ;
    désœuvrés à plein temps ou temporairement ; assistés sociaux et pauvres retirés
    de la recherche active d’un emploi, etc.) n’a jamais été aussi imposante en
    nombre et en proportion que pendant cette crise économique systémique de
    surproduction relative.



     


    En corollaire les activités primaires agricole, sylvicole et
    piscicole et de pêche hauturière sont, dans ces pays impérialistes avancés,
    devenues des activités très fortement mécanisées, avec utilisation d’une
    machinerie imposante – flotte de chalutiers et cargos usines – et avec usage
    massif d’une panoplie de produits chimiques industriels polluants (engrais,
    fongicides, insecticides, herbicides, ainsi que OGM, etc.) atteignant des taux
    de rendement par unité de surface, des taux de productivité, d’agression de la
    terre-mère et de la mer  et
    d’exploitation de la force de travail salarié jamais égalés dans l’histoire de
    l’humanité (environ 5% de la main d’œuvre active produit les matières premières
    forestières, minières, hauturières et agraires nécessaires à l’ensemble de
    l’économie). Dans ces pays impérialistes avancés il ne reste plus aucune trace
    de la classe paysanne et des rapports sociaux féodaux. Dans quelques pays
    impérialistes ascendants – en cours de monopolisation-développement – les
    reliquats des rapports sociaux féodaux sont rapidement évacués en même temps
    que la classe paysanne est paupérisée – prolétarisée et chassée des campagnes
    vers les taudis urbains où elle s’agglutine dans l’attente d’un emploi
    aléatoire et misérable.

      La date/heure actuelle est Jeu 19 Oct - 12:45