Charles Tillon, résistant et communiste

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    Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Joe le Ven 17 Juin - 19:09

    L'on se souvient aujourd'hui de Charles Tillon pour sa participation à la Résistance, et l'appel fort qu'il lança le 17 juin 1940 près de Bordeaux, avant même celui du Général de Gaulle, à "s'unir dans l'action" contre l'envahisseur nazi. A ce moment, Tillon est mandaté par le Comité central pour réorganiser le Parti dans le Sud-Ouest de la France. Son appel prend toutefois une dimension nationale.

    Voir l'appel :
    Spoiler:
    "Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini :
    l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant,
    ils livrent la France.

    Ils ont tout trahi.

    Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré
    Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de
    Hitler , livrer le pays entier au fascisme.

    Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme.

    Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.

    Il est le nombre : uni, il sera la force.

    Pour l’arrestation immédiate des traîtres

    Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant
    les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant
    contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec
    l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et
    prenant des mesures contre les organisations fascistes.

    Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux,
    commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs
    encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION !"

    Charles Tillon, Gradignan, 17 juin 1940

    Le personnage était tout de même controversé, vu qu'il fut exclu du PCF en 1970, après avoir été une première fois écarté des instances de direction en 1952 avec Marty, lui aussi ancien révolté de la mer Noire. Réhabilité quelques années plus tard en 1957, puis "re-réhabilité" après sa mort et aujourd'hui encore comme en témoigne cet article de l'Humanité :

    Spoiler:
    Charles Tillon, résistant, ministre




    Dans le cadre des manifestations organisées à
    l’occasion du soixantième anniversaire de la
    Libération de Paris, le nom de Charles Tillon
    est donné à une place du 20e arrondissement. La
    cérémonie se déroule ce 24 août, à 11 heures,
    avenue de la Porte-d’Aubervilliers, entre la rue
    Jean-Oberlé et le boulevard Macdonald.Il
    n’est guère simple de résumer la vie de Charles
    Tillon. Né à Rennes, le 3 juillet 1897, il entra
    à l’Arsenal à l’automne 1914, et y adhéra à la
    CGT. La Première Guerre mondiale avait éclaté
    pendant l’été, et ses multiples horreurs, à
    commencer par l’assassinat de Jean Jaurès, le
    marquèrent profondément. Réformé en janvier
    1916, il s’engagea pour cinq ans dans la marine,
    et embarqua au mois d’août comme mécanicien à
    bord d’un vieux croiseur, le Guichen.
    Maitron résume : Tillon mena alors " une
    triple action : en se battant pour
    l’amélioration de l’ordinaire, en affichant son
    pacifisme et bientôt ses sympathies pour les
    bolcheviks ", enfin, après la signature de
    l’armistice, en organisant le refus de
    l’équipage de prolonger les hostilités par une
    intervention contre la révolution russe. Charles
    Tillon et vingt-quatre autres " meneurs " furent
    ramenés à Brest. Condamné à cinq ans de travaux
    forcés pour " incitation à la révolte et
    violence sans armes ", il purgea sa condamnation
    au Maroc. Libéré avant l’heure, il retrouva
    l’Ille-et-Vilaine, découvrit Louise Bodin,
    pionnière du mouvement communiste en Bretagne,
    et adhéra au Parti communiste au cours de l’été
    1921. Sa vie, dès lors, prit le rythme de celle
    de nombreux militants : embauches, grèves,
    licenciements, procès. Il devint permanent de
    l’Union départementale CGTU d’Ille-et-Vilaine,
    suivit la grève de 1924 des sardinières de
    Douarnenez. En mars 1930, on lui confia la
    direction de la toute jeune fédération CGTU de
    la céramique et des produits chimiques. À ce
    titre, il se rendit à Limoges et à Vierzon, où
    il rencontra Marie-Louise Camaillat, dite
    Colette, ouvrière porcelainière qui devint sa
    compagne et lui donna deux enfants. À la demande
    de la CGTU, il organisa, en novembre et décembre
    1933, la marche des chômeurs de Dunkerque à
    Paris, s’installa en région parisienne, puis, le
    25 mai 1935, devint conseiller général de la
    Seine pour le canton d’Aubervilliers (que
    dirigeait alors Pierre Laval), avant d’être élu,
    en 1936, député de la troisième circonscription
    de la Seine. Il combattit Doriot. En avril 1939,
    il participa en Espagne à une délégation chargée
    de l’évacuation des républicains espagnols.
    Après la signature du pacte
    germano-soviétique, il parvint à échapper à ce
    qu’il appellera plus tard " la folie répressive
    ". Benoît Frachon lui proposa alors de partir "
    pour Bordeaux comme responsable d’un secteur
    atlantique allant des Charentes aux Pyrénées ",
    afin d’y réorganiser le PCF. Il trouva un
    logement à Arcachon, puis au Bouscat, entreprit
    de créer un centre de tirage de l’Humanité, et
    c’est ainsi qu’il put faire diffuser, dès le 17
    juin 1940, un appel à la constitution d’un
    gouvernement " luttant contre le fascisme
    hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec
    l’URSS pour une paix équitable, luttant pour
    l’indépendance nationale et prenant des mesures
    contre les organisations fascistes ". Le 18
    juillet, il rédigea un manifeste intitulé "
    L’ordre nouveau du gouvernement de la 5e
    colonne, c’est le fascisme hitlérien ". Il y
    écrivait notamment : " Notre devoir à tous est
    de nous unir pour conquérir notre patrie, de
    nous unir pour libérer son territoire de tous
    les oppresseurs et exploiteurs, pour en chasser
    à la fois les capitalistes, leur tourbe de
    valets et de traîtres, et les envahisseurs. "
    Il devait regagner Paris le 19 décembre,
    comme membre du secrétariat du Parti communiste
    (avec Jacques Duclos et Benoît Frachon), chargé
    des questions militaires et, en cette qualité,
    de la création des Francs-tireurs et partisans
    (FTP) dirigés par un comité militaire national
    (CMN) dont il prit la direction. Commandant en
    chef du bras armé du Parti communiste, il
    organisa les FTP qui prirent la relève de
    l’Organisation spéciale. L’expression "
    franc-tireur et partisan " apparut pour la
    première fois dans l’Humanité clandestine du 3
    avril 1942. Cette année-là il changea de planque
    et passa de Palaiseau à Limours. Palaiseau
    abrita les réunions du CMN, et Limours certaines
    réunions du secrétariat du PCF. À l’heure de la
    Libération, il établit son PC au 41 de l’avenue
    de Saint-Mandé, dans le 12e arrondissement. Le
    10 août 1944, avec le CMN, il lança un appel à
    l’insurrection parisienne. Il semble que peu
    auparavant Jacques Duclos ait coupé tout contact
    avec lui (il ne retrouvera l’agent qui assurait
    sa liaison avec Jacques Duclos que le 25 août,
    jour où son PC s’installa dans un gymnase proche
    de l’avenue Victor-Hugo). Le matin du 19 août,
    le CMN lança un l’ordre " d’interdire par tous
    les moyens les mouvements de rue aux occupants
    ", et prit contact avec les états-majors FFI.
    En octobre 1961, il devait signer son premier
    livre de souvenirs, tout simplement intitulé les
    FTP, en " hommage à tous les volontaires sans
    uniforme ". Il y rappelait le rôle des FTP dans
    la formation des Forces françaises de
    l’intérieur. Il expliquait comment se formèrent
    les FTP, sur le plan de la tactique, de
    l’organisation et du moral. Il écrivait aussi
    qu’au fil du temps " l’organisation par équipes
    de trois ou quatre hommes a donné naissance à de
    petits détachements, sur la base d’expériences
    comme celle de la région parisienne ".
    En 1945, la France libérée, Charles Tillon
    fut élu maire d’Aubervilliers (il fut réélu en
    1947), et député successivement en 1946 et en
    1951. Dès septembre 1944, il fut l’un des
    ministres communistes du gouvernement du général
    de Gaulle : ministre de l’Air, puis ministre des
    Armements et, enfin, ministre de la
    Reconstruction sous Paul Ramadier, jusqu’à
    l’éviction des ministres communistes, le 2 mai
    1947. Après quoi il devint responsable des
    questions militaires et de défense nationale au
    Bureau politique. En novembre 1948 il lança le
    Mouvement des combattants de la paix et de la
    liberté, qui devait devenir, l’année suivante,
    le Mouvement des partisans de la paix.
    Ce parcours sans faute devait tourner court
    en 1952. Avec André Marty, ancien mutin de la
    mer Noire, il fut accusé d’" activité
    fractionnelle " et déchu de toutes ses
    responsabilités. La blessure fut terrible. En
    1971, sur ce sujet, il publiera au Seuil un
    ouvrage intitulé Un procès de Moscou à Paris.
    Dès 1956, le Comité central du PCF le rétablit "
    dans ses droits et devoirs de militant ". Lors
    de son décès, le mercredi 13 janvier 1993,
    Georges Marchais rappela que les sanctions
    prises contre lui l’avaient été " d’une manière
    tout à fait injuste ". Charles Tillon s’était
    remarié en 1951 avec Raymonde Barbé, née Nédelec,
    dont il avait eu deux enfants.
    Jean Morawski

    Il semblerait cependant que, s'il fut exclu en 1970, ce ne fut pas par les instances de direction nationale mais par sa cellule de base (quoi qu'il était de bon ton d'inciter les cellules à exclure un adhérent). Il aurait eu tendance à contacter et passer des accords répétés avec les socialistes sans en informer les adhérents.

    Quelqu'un a t-il plus de renseignements à ce sujet ?

    Quoi qu'il en soit, ça n'efface pas tout ce qu'il a pu faire en tant que communiste, les mutineries, la Résistance, son rôle dans la France d'après-guerre.
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    Pedro
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Pedro le Sam 18 Juin - 10:49

    Ben j'ai ma vision des choses, mais elle risque de pas te plaire... clin d\\'oeil
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Joe le Sam 18 Juin - 12:54

    Vas-y je suis prêt. :o
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    Pedro
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Pedro le Sam 18 Juin - 17:27

    Je considère que le "procès de Moscou à Paris" (sic !) de 1952 (contre Marty et Tillon, Guigouin ayant bien morflé auparavant) marque le triomphe du thorézo-duclotisme et du positionnement du PCF comme "aile gauche de la gauche républicaine bourgeoise"... Voilà. Après, il n'y avait pas de maoïstes à l'époque et Tillon a évolué vers la "gauche marxisante antitotalitaire" à la Castoriadis, Semprun, Garaudy etc. Dommage... Il a quand même participé à la refondation du Secours Rouge en 1970, c'était bien.

    D'une manière générale, il y a un phénomène assez frappant dans le MCI après guerre, c'est une puissante contradiction entre ceux qui étaient réfugiés en URSS (j'ai pas dit "planqués" !) et ceux qui étaient "acteurs opérationnels" de la résistance antifasciste (parfois anciens des BI etc.). C'est un constat. Je ne dis pas que les derniers avaient toujours raisons, il suffit de voir Tito, mais il y a eu des grands : Mao, Ho, Kim, Hoxha... Je ne dis pas non plus que les premiers étaient tous des connards : Dimitrov était en URSS je crois, Zachariadis aussi (par contre il est revenu en 44 et a mené la guerre civile). Et puis bien sûr, il y a eu la guerre et la résistance en URSS aussi, ce n'est pas ce que je veux dire (mais on expédiait à ce moment là les "têtes" loin du front, dans l'Oural ou autre).
    Mais après guerre, cette ligne de fracture dans le MCI est frappante. Le procès de Prague, par exemple, la recoupe exactement. Tu ne trouves pas ?
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Joe le Dim 19 Juin - 20:04

    Je ne partage pas du tout la deuxième partie de ce que tu dis, parce-que je n'ai pas l'impression qu'elle soit très fondée. Déjà tu oublies ceux qui n'étaient pas à Moscou mais sur le terrain, ils étaient nombreux, et qui ont défendu la ligne. C'est pourtant le cas de Duclos, dont l'action pendant la guerre ne valait certainement pas moins que celle de Tillon (et d'ailleurs aussi celle d'avant la guerre, où il fut prisonnier). Tu n'en cites pas d'autres, que l'on oublierait difficilement, comme Frachon. Sur le plan international, ils sont légion aussi. Ainsi Gottwald, qui fut, comme Thorez, "réfugié" à Moscou en 1939, a fini par retourner dans son pays organiser la résistance, action qu'accomplissait chez nous Duclos.

    Mon point de vue sur tous ces gens, ce n'est plutôt pas qu'il y ait eu une ligne de rupture entre le "terrain" et la "direction", comme tu le sous-entend, mais entre quelques personnes qui avaient pris du pouvoir, confiantes en leur autorité personnelle, et qui ont cru pouvoir faire comme bon leur semblait. C'est évidemment la seule explication vraisemblable, qui explique aussi Tito, Mao, Hoxha... sans juger sur leurs motivations politiques (qu'elles soient justes ou non n'invalide pas l'argument). Ton explication en revanche ne me semble rien être d'autre qu'une justification a posteriori de ta ligne politique, et ça transparait totalement dans cette idée que tu caches à peine comme quoi Tillon aurait du être maoïste si le maoïsme avait déjà existé.

    D'ailleurs même de ce point de vue, j'ai du mal à te comprendre, car le PCF d'alors était plutôt bien surveillé par Moscou, notamment Staline, qui l'invitait à prendre des mesures contre les déviations droitières. Des gens comme Guingouin, Tillon ou Marty, que l'on a accusés de titisme, me semblent assez éloignés de Mao, la scission sino-soviétique n'intervenant que bien plus tard. Si tu vois là un triomphe du "thorézo-duclotisme", c'est très bien, je ne demanderai pas autre chose.

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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Pedro le Lun 20 Juin - 18:51

    Reconnais quand même que je suis visionnaire : j'avais prévu que ça n'allait pas te plaire.

    Bon, je n'ai pas voulu faire une liste longue comme le bras, j'ai juste pris les dirigeants un peu connus, voire mondialement connus. Et j'ai bien dit : je fais un constat, mais je n'en tire pas (en l'état) de grandes conclusions... Tito était un leader de maquis : il a fait de la merde (ex. : à la fin de sa vie, le revenu par tête au Sud du pays était 3 fois inférieur à celui au Nord ; un exemple parmi d'autres (il souhaitait aussi la victoire de l'Occident en Corée). Mao et Hodja tu as le droit de ne pas les aimer, moi même je ne suis pas trop "envériste", mais il faut reconnaître qu'avec (plus discrètement)Ho Chi Minh, Kim il-Sung ou Che Guevara, ils ont dénoncé la "première perestroïka" de Khrouchtchev. Pourtant, si Hodja était un grand pote de Staline, les relations de Mao avec n'étaient pas idylliques. Mais il y a des questions de principe (Mao a fait une critique juste de Staline, Khrouchtchev racontait de la merde et cherchait à liquider le marxisme-léninisme, et quand il dépendait de Staline pour bouffer, il ne l'ouvrait pas trop).
    Tillon, Marty et Guingouin ont été accusés de titisme, mais n'était-ce pas un peu devenu une "accusation facile" (comme "sionisme") à une époque ?
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Joe le Mar 21 Juin - 13:10

    C'est possible que ça ait servi, dans une certaine mesure, de prétexte pour écarter des personnes qui désapprouvaient la direction. Mais je ne crois pas que beaucoup de monde ait été viré pour avoir désapprouvé Khrouchtchev...


    _________☭_________
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Pedro le Mar 21 Juin - 18:52

    Pas virés mais partis : les jurquettistes, le PCMLF. Et la fraction de la JC et de l'UEC qui a formé l'UJCml (qui soit donnera la GP, soit rejoindra le PCMLF après 68). En revanche, "spécificité française" si on veut, un nombre encore plus important a mis le khrouchtchévisme sur le compte du stalinisme et rejoint les frankistes (trotskistes "un peu moins cons que les autres") pour former la JCR puis la LCR.
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Joe le Mer 22 Juin - 18:29

    Mais la réponse du PCF au Khrouchtchévisme n'a t-elle pas été l'eurocommunisme ? Cool


    _________☭_________
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    Re: Charles Tillon, résistant et communiste

    Message par Pedro le Mer 22 Juin - 18:47

    Le PCF a toujours aimé avoir une longueur d'avance... 👅

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