Italie : Non à la persécution des communistes, solidarité internationale !

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    Pedro
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    Date d'inscription : 18/06/2011

    Italie : Non à la persécution des communistes, solidarité internationale !

    Message par Pedro le Mar 27 Sep - 18:41

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    Depuis de nombreuses années, voire depuis sa création (1992), le Parti des CARC et le reste de la ‘caravane’ du (nouveau) PCI fait l’objet en Italie d’une persécution judiciaire visant à instaurer la crainte parmi ses militant-e-s et (surtout) ceux et celles qui voudraient le devenir. Cette persécution se base sur un article pénal hérité… de l’époque fasciste : l’association subversive (article 270 du Code pénal).

    Après 4 audiences préliminaires (le 25 mai, le 13 juillet, les 15 et 21 septembre), le juge Gamberini (de Bologne) a donc rendu son verdict : les communistes sont ‘subversifs’ et seront poursuivis ! C’est le début d’un procès POLITIQUE. Le 8 février 2012 comparaîtront donc 12 militant-e-s (ou ex-militant-e-s) du (nouveau) PCI, du Parti des CARC et de l’Association Solidarité Prolétarienne (membre de l’ILPS), autrement dit la ‘caravane’ du (n)PCI. C’est l’aboutissement d’une persécution judiciaire commencée en 1999, par une sorte de jeu de ‘passe à dix’ entre différents parquets (Bologne, Rome, Naples, Milan…), permettant de prolonger indéfiniment les poursuites. La ‘croisade’ menée par le parquet de Bologne dure depuis plus de 8 ans… De ce côté des Alpes, elle a connu son épisode le plus retentissant avec l’arrestation et l’emprisonnement pendant plusieurs années (au milieu des années 2000) de Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel (fondateurs du Parti) et pendant plusieurs mois d’Angelo D’Arcangeli, secrétaire national des CARC ; par le juge Thiel, sur accusation de vouloir ‘reconstituer les Brigades rouges’. Mais le dossier était tellement vide que le (tristement) célèbre juge anti-terroriste évoquera lui-même… avoir été ‘instrumentalisé’ par la justice italienne.

    Néanmoins, de véritables organismes politico-militaires ad hoc se sont mis en place entre les deux Etats, comme le ‘Groupe bilatéral sur le terrorisme et les menaces graves’ dont le juge Giovagnoli (en charge du dossier de Bologne jusqu’en 2008) est un grand thuriféraire. On voit là, comme avec le Mandat d’Arrêt Européen permettant de déporter, vers les geôles fascistes espagnolistes, des militant-e-s basques ‘français-e’, se mettre en place l’Europe de la répression, se dessiner les contours d’un véritable ‘Plan Condor européen’ prêt pour quand les Etats bourgeois auront totalement basculés dans le fascisme.

    Du côté italien, c’est un véritable ‘pool’ de magistrats spécialisés qui est chargé de multiplier les procédures tous azimuts pour délits politiques : de véritables auxiliaires de police politique. Car le procès de Bologne s’inscrit dans un total de 42 procédures contre près de 180 personnes (parfois mises en cause dans plusieurs), faisant partie à un titre ou un autre de la ‘caravane’ : (n)PCI, CARC, ASP ou SLL (Syndicat des Travailleurs en Lutte) ; pour des accusations allant de l'association subversive à la réunion séditieuse, en passant par la résistance à un fonctionnaire public, la 'violence privée' (ainsi sont qualifiés les piquets contre le démantèlement d'un hôpital !) ou encore la manifestation non-autorisée... Parmi ces procédures, on peut citer celle visant (encore une fois) Angelo D’Arcangeli ainsi que Romano Rosalba (CARC), et Vincenzo Cinque (SLL), sur l’accusation d’’atteinte à la vie privée’ pour le site ‘Chasse au sbire’ visant à médiatiser et dénoncer les violences policières [http://cacciaallosbirro.awardspace.info/].

    Dans toute l'Europe, la persécution des communistes étend donc ses noires tentacules à mesure que progresse la crise générale du capitalisme et la montée du fascisme ; tandis qu’en Italie le ‘système Berlusconi’, qui contrôle le pays depuis 1994, s’enfonce dans un véritable crépuscule des Borgia : il est donc pris de panique devant tout ce qui conteste et remet en cause son ordre impitoyable pour les masses populaires.

    Les CARC déclarent qu'ils utiliseront ce procès pour "mettre en accusation les seuls et véritables terroristes : ceux qui siègent au gouvernement de la République pontificale, au Vatican, dans les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, BCE, UE), dans les conseils d'administration des grandes entreprises capitalistes, des banques et des sociétés financières, à la tête des services secrets, des Carabiniers et de la Police, au sommet des institutions nationales et internationales de l'ordre impérialiste mondial".

    Tous les communistes d’Europe doivent se mobiliser contre ce nouveau progrès quantitatif de la répression réactionnaire, qui un jour produira le saut qualitatif vers le fascisme. Ils ne doivent en aucun cas s’arrêter aux divergences qu’ils peuvent avoir avec les CARC et le (n)PCI, car la Réaction vise LE COMMUNISME dans son entier et se moque des divergences que nous pouvons avoir entre nous : nous sommes tous et toutes dans le collimateur.

    De la même manière doivent se mobiliser tou-te-s les progressistes et les antifascistes sincères, attaché-e-s à ce qu’il reste de conceptions humanistes et démocratiques léguées par la révolution bourgeoise : jamais ils/elles ne doivent oublier cette célèbre phrase d’un pasteur antinazi allemand (popularisée par Brecht) : «Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste (…) Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester.»


    Contre la persécution des communistes, solidarité internationale !
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